mardi 12 janvier 2016

Lire à 7 ans oui, mais quoi et comment?


Vous l’avez compris, je le revendique clairement, que ce soit sur mes blogs ou pages Facebook, la lecture est à mes yeux primordiale au bon développement d’un être humain.
Lire beaucoup, lire varié développe l’empathie, l’ouverture d’esprit, une véritable intelligence... la lecture fait de l’homme un être meilleur, plus indépendant, plus affirmé, plus amène à penser par lui même, un homme libre.
Après l’apprentissage de la lecture ma petite fleur est passée par plusieurs étapes:
Au début, elle n’osait trop lire par elle-même, craignant tout simplement qu’on arrête alors de lui conter des histoires; mais jamais nous n’avons arrêté et sa curiosité naturelle a finalement eu raison de sa résistance.
Aussi s’est-elle mise à lire toute seule à haute voix et a enchaîné la lecture de quelques livres choisis par ses soins:
Puis tout à coup, elle a ressenti la frustration; la frustration de ne pas lire assez vite et son envie de lire s’est éteinte, elle ne finissait pas les livres qu’elle trouvait trop épais... c’est à ce moment là que j’ai sorti ma formidable grande leçon (une de celle qui marche avec tout): “practice makes it perfect”. Et mon malin et gentil barbu a eu l’excellente idée, pour ne pas la rebuter, de lui organiser 20 minutes chronométrées par jour de temps de lecture libre (quand on vous dit que l’éducation c’est une association!).
Pour ce, nous lui avons proposé plusieurs ouvrages préalablement sélectionnés. Majoritairement, une collection d’anciennes bibliothèques roses (je n’aime pas les nouvelles éditions, les textes ont été coupés, simplifiés et les illustrations ne sont plus aussi jolies).
Pour commencer, son choix s’est porté sur les aventures du malicieux Jojo Lapin, personnage de Enid Blyton, mère du Club des Cinq; la police d’écriture y est confortable pour un jeune lecteur et les illustrations nombreuses.
Depuis début décembre elle a déjà lu quatre ouvrages:

  • Les aventures de Jojo Lapin

           
  • Jojo chez Maître Renard

  • Jojo lapin fait le brave 
  • Jojo lapin se rebiffe


Elle est actuellement entrain de lire Jojo lapin va au marché (le dernier de notre collection), elle passera ensuite à autre chose; nous ne manquerons pas de partager avec vous ses nouvelles lectures.



Le constat, elle l’a rapidement fait elle-même: “tu as vu maman comme je lis vite maintenant?!” et fière de ce résultat elle s’est mise à lire “vraiment” d’autres ouvrages, en particulier une kyrielle de BDs dont je présenterai bientôt quelques exemplaires sur Petite Fleur Loves Books.
On lui a proposé de lire au lit, avec sa lampe de poche, une fois toutes les lumières éteintes; quel délice que cette lecture buissonnière...
Et puis, à ces lectures libres se sont ajoutées les lectures obligatoires, celles que nous abordons lors de nos moments d’apprentissages organisés:
  • La poupée de Cosette (extrait des Misérables de Victor Hugo), La Librairie des Écoles
  • L’enfant d’Éléphant de l’extraordinaire Rudyard Kipling (texte intégral), La Librairie des Écoles (une collection que je trouve intelligente et très bien conçue; il est bien dommage que les exemplaires proposés ne soient pas plus nombreux)
  • Histoires de Dickens illustrées Usborne, notre lecture du moment (une adaptation, ce qui est rare chez nous... celle là est plutôt sympa et les textes intégraux seront proposés à la lecture plus tard)






Apprenez que les enfants (contrairement à ce que laisse penser toute une vague “littéraire” actuelle qui propose à notre jeunesse des livres absolument ineptes) ont un goût développé pour la belle littérature, ils y sont extrêmement sensibles et avec de beaux textes les temps de lecture imposés ne sont jamais respectés, nous avançons bien plus vite que prévu! “Je veux encore lire un chapitre maman, s’il te plaît..”, me susurre-t’elle, en découvrant les débuts de vie dramatiques de Oliver Twist; comment alors dire non à une telle demande? Chez nous, la lecture est permise à tout moment (sauf pendant les repas), en toute position, il n’y a aucune limite à une envie de lecture!
Si il est certain que tous les enfants ne fonctionneront pas de cette façon, il est intéressant pour tous les parents de rester alertes et d’encourager cette période d’entrée dans la lecture jusqu’à ce que ce que leurs enfants s’y sentent à l’aise et indépendants.
Lire, comment vous dire... c’est comme un pouvoir magique, un pouvoir extraordinaire qui permettrait à tout un chacun d’ouvrir toutes les portes de l’esprit, toutes les portes du coeur, toutes les portes du monde... et ce pouvoir est à la portée de tous! N’est-ce pas fabuleux?

3 commentaires:

  1. Ah les gros, longs livres. J'ai découvert il y a peu qu'il y a un rapport très culturel à la longueur des récits pour enfants. Ainsi en Allemagne et dans les pays anglophones (Etats-Unis en tête), il n'est pas rare de proposer des récits épais aux enfants de 6-7 ans. Je pense au génialissime Alvin Ho (éditions Tourbillon mais pas adapté aux enfants n'ayant jamais mis un pied à l'école).
    Mais pour des textes rapides et de qualité, je te conseille de te pencher vers Morpurgo (le secret de grand-père) ou encore les "chapter book" de Roald Dahl (les minuscules ou un amour de tortue). Je connais aussi d'excellents auteurs allemands, récents, traduits en français, mais ta fille va devoir patienter un tout petit peu.
    Bonnes lectures à ta fille !

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  2. Comme je partage ton goût et ta passion de la lecture ! C'est vrai qu'il n'est pas évident, ce passage à la lecture autonome. Il y a un vrai fossé entre les livres de premières lectures et les livres à chapitres. Quelle chance d'avoir tous ces livres de la Bibliothèque rose ancienne édition ! Je bave !!!! ;-) Je rejoins Tiphanya pour ce qui est de l'épaisseur des bouquins. L'an dernier, mon aîné a travaillé tout un trimestre sur Roald Dahl, à l'école. Âgé de 6 ans et demi, il s'est avalé George and the marvellous médecine, Matilda, Charlie and the chocolate factory et.........comme il est tombé dedans, tous les autres bouquins du génialissime Roald Dahl. Jamais, je n'aurais pensé à lui mettre un bouquin de cette épaisseur entre les mains. Il m'a dit qu'il aimait bien parce qu'il y avaient des illustrations quasiment à toutes les pages.
    Dans la même veine, il y a les David Walliams.

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  3. merci pour ce joli article !
    La première photo m'a instantanément replongée dans mon enfance, et l'article m'a justement rappelé que si nous voulons faire lire de vrais bons bouquins pour enfant à nos rejetons, il faut se dépecher d'aller rafler les anciennes éditions du club des cinq, comtesse de ségur, etc sur leboncoin...
    Quant à ta fille, c'est drôle, je me souviens qu'au meme âge qu'elle j'avais traversé exactement la même difficulté: les "gros" livres comme les clubs des 5 étaient encore un peu trop compliqués / intimidants, mais ce sont les Jojo Lapin qui ont constitué la transition nécessaire.
    A cet âge, je me souviens avoir aussi beaucoup aimé les contes de la rue Broca de Daniel Pennac....

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